La valeur créée par le conseil d’administration


La CVCI organisait en début de mois, une soirée sur la valeur créée par le Conseil d’administration (lien). Fort intéressant et instructif ! Voici ce qui nous a marqué.
M. Freymond partageait avec son audience ses enseignements tandis que M. Broggini présentait sa vision et les défis auxquels il fait face dans son rôle de Président du Conseil d’administration de la Fédération des Coopératives Migros (FCM). Il a exprimé son inquiétude face à la montée en puissance d’une concurrence digitale qui capturent des parts de marchés aux entreprises suisses, parfois sans avoir un pied sur le territoire ! Impossible d’ignorer Zalando.

65% des écoliers d’aujourd’hui exerceront un métier qui n’existe pas encore

Il est plus que jamais judicieux d’apprendre et d’innover. Et pourtant le débat qui allait suivre en fin de soirée, fut sur… l’alcool, la Charte Migros et l’application des principes fondateurs de Gottlieb Duttweiler. Il y a plus d’un siècle, l’alcool était déjà un problème qui tenait à cœur la société. Nous le voyons dans l’article de Kathrin Ammann (ci-dessous), avec la pancarte qui clame que « La bière rend gros, bête et paresseux » … pas faux… mais est-ce vraiment la priorité ? Nous nous inquiétons plus des transformations et crises en continue, d’un disruption capable de faire disparaître tout un métier en quelques clics. Hier, nous pouvions lire dans Le Temps, la proposition de Pascal Broulis d’adapter les assurances sociales à notre nouvelle économie. Les politiques en parlent et proposent des solutions ! Mais ça ne suffit pas ! Entrepreneurs, indépendants ou employés, tous vont très probablement devoir se repositionner. Apprendre à travailler avec des nouveaux outils, à délivrer les services sous une autre forme, à traiter et interpréter plus d’informations, à collaborer en réseau … la connaissance sera CLE dans la distribution des cartes. Alors les questions qui me semblent légitimes de poser à nos dirigeants d’entreprises sont :
  • Que ferait un Gottlieb Duttweiler aujourd’hui ?
  • Qu’allez-vous faire pour la société et vos collaborateurs ?
  • A combien se montent les budgets formation de 2018 à 2020 ?
  • Que doivent apprendre les collaborateurs par eux-même et comment l’entreprise favorise le partage de ces connaissances et expériences ?
N’est-ce pas en réalité une nécessité pour rester dans la course, que de former et d’apprendre, au sein d’une démarche entrepreneuriale ?  C’est dans tous les cas une chance à toute entreprise de renouer avec son contrat social, de mettre derrière soi les plans sociaux, les débats historiques et finalement de réunir les deux mondes à une seule vision : faire de la Suisse un acteur fort dans l’ère digitale avec des professionnels entreprenants et compétents.
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