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L’utilité d’un Cash Forecast

Les prévisions de cash : anxiogène ou bouffée d'air ? Voyons ce qui se cache derrière les mouvements de trésorerie et comment tirer profit d'un cash forecast pour limiter les risques.

Pourquoi faire un Cash forecast ?

Parce que c’est vital ! Le cash, c’est le nerf de la guerre, l’oxygène qui circule dans les veines de votre entreprise. Il est donc indispensable de savoir quand activer la pompe et quel muscle nourrir. Vous allez découvrir ci-dessous que le cash est bien vivant dans votre entreprise.

1. Le comportement du cash

Derrière le cash, se cachent des « flux » et leurs comportements sont très différents les uns des autres. Il est indispensable de les distinguer pour mieux les canaliser. Nous allons nous concentrer essentiellement sur la catégorie des flux opérationnels.
 

Certains flux sont d’humeur très variable. Cela dépend de la météo. Quand les affaires sont au beau fixe, les charges comme le thermomètre, tout monte : les revenus, les charges variables et même parfois une part des charges que l’on croyait pourtant fixes. Vous avez ouvert le robinet et la trésorerie va donc temporairement un peu s’évaporer avant d’en récolter les fruits. Heureusement, c’est vrai dans le sens inverse et on marquera ici le 1er intérêt d’un cash forecast : anticiper ! Il est plus facile de prévoir les effets saisonniers et économiques sur la trésorerie quand on connaît pour chaque domaine ou produit, la saisonnalité des revenus et la proportion de coûts variables.

D’autres flux sont de prime à bord, plus routiniers, plus fixes. En cas de crise économique, c’est ceux qui font le plus mal. Et pourtant il est important de nuancer différentes attitudes de ces flux. Il y a les réguliers intransigeants, tels que les loyers, licences et salaires des employés. Gare à vous si vous les oubliez ! D’autres se font plus discrets mais tout aussi exigeants, avec un rappel trimestriel des charges sociales. Certains évasifs, attendront plutôt l’anniversaire du contrat de mariage signé pour votre bien, on pense bien sûr aux assurances. Et finalement, il reste tout de même un grand nombre de charges plus pernicieux, des charges discrétionnaires dont on pourrait se passer et d’autres, qui petit à petit, ont fait leur nid. Nous ne sommes pas sûrs du comportement de ces derniers, ils sont devenus indispensables à certains produits et les mettre de côté est un véritable casse-tête pour les affaires.

On marquera ici le 2e intérêt d’un cash forecast : comprendre et choisir judicieusement ! En effet, il est plus facile de faire des choix lorsque l’on peut mesurer le poids et l’impact cash de chacune de ces charges et la contrebalancer avec les recettes.

2. Le profilage

Une fois le Cash forecast établi, il est fort utile de tirer une courbe. Vous identifierez ainsi rapidement la situation et votre besoin.

Est-ce temporaire ? Si tel est le cas, un crédit à court terme sera une solution.

Est-ce durable ? Est-ce qu’il s’agit de financer dans ce cas le besoin en fonds de roulement ? Les dirigeants seront amenés à se questionner sur les facteurs qui permettent de réduire le besoin en fonds de roulement.

Ou finalement, est-ce durable et croissant ? Dans ce cas, aucun crédit et aucune amélioration du fonds de roulement ne serait y répondre. La réflexion sera plus profonde et portera notamment sur le modèle d’affaires (business model) de l’entreprise.

Déficit temporaire
Déficit durable et constant
Déficit durable et croissant

3. Recadrage

Une fois que les dirigeants ont une vision claire de la situation, avec une bonne séparation des flux et compréhension du comportement de leurs charges, il sera beaucoup plus aisé de prendre des mesures. Cela illustre finalement le 3e intérêt d’un cash forecast, le plus important de tous : agir ! 

Dans le cas d’un déficit temporaire, les décisions porteront sur la gestion de la transition, avec une priorisation des activités, notamment en fonction de leur profitabilité et impact sur la trésorerie. Certaines ressources ou projets seront ainsi réduits temporairement ou décalés. Il sera aussi vital d’aller chercher de l’aide pour se financer et de contrôler la situation de très près.

Le déficit constant pourra sans doute être résorbé en réduisant le besoin en fonds de roulement, notamment avec une optimisation de la gestion des stocks, un suivi plus accru sur les débiteurs et un contrôle plus fin des achats en général.

Le dernier cas (déficit croissant) est bien plus préoccupant. Il demande une réflexion cette fois-ci plus stratégique. Qu’est-ce qui ne fonctionne pas ? Comment est-ce que le business model doit être ajusté ? Comment améliorer la génération de revenus et rendre les activités plus profitables ? Est-ce que les partenariats, les collaborations et les ressources sont les plus adaptés ? Cette situation, heureusement anticipée grâce à un Cash forecast, permettra de faire les changements de fond pendant qu’il en est encore temps.

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